Vl - FIN DU MONTAGE DU METIER A TISSER

1 – La negha terminée, on enlève le bambou inférieur « b » et on l’enfile sur le bambou « c » dans le même écartement des nappes, sans que le croisement des fils ne se situe entre eux. Ce croisement des nappes se situe donc maintenant entre les roseaux « a » et « b ». On repousse les roseaux « b » et « c » vers le haut. Pour déplacer la ligne de croisement des fils de chaîne et la ramener au niveau des fils de trame, donc intervertir les deux nappes en cours de tissage, il suffira de pousser le roseau  « c » vers le haut ou le ramener vers le bas, alternativement.

2 – On assure enfin à la chaîne la tension nécessaire à la bonne exécution du tapis. Une chaîne n’est jamais « trop » tendue, c’est pourquoi les fils choisis pour sa confection doivent être particulièrement solides.

Pour réaliser cette tension maximum, on commence par délier l’ensouple inférieure. On n’hésite pas à faire monter sur elle plusieurs personnes qui vont chercher à peser de tout leur poids sur le madrier afin d’étirer autant qu’il est possible les fils de chaîne. Aussitôt deux autres personnes rattachent solidement l’ensouple aux montants.

Tamo m’a affirmé qu’on pouvait aussi recourir à un cric pour obtenir cette tension : pour cela on fixe solidement un morceau de poutre sur le montant du métier, assez haut au-dessus de l’ensouple inférieure pour que le cric puisse venir s’y appuyer ; on pose le cric sur l’ensouple inférieure, la partie supérieure bloquée par ce morceau de poutre, et on l’actionne pour qu’il repousse l’ensouple vers le bas. On fixe l’ensouple quand la tension maximum des fils est obtenue. On fait la même chose à droite comme à gauche, en vérifiant l’horizontalité finale de l’ensouple.

fin montage métier à tisser

3 – On peut maintenant attacher la perche à lisses de telle sorte que toutes les boucles en soient tendues.

Le tissage proprement dit peut commencer.